Brainstorming au sujet des zones de réserve stratégique

Eléments de la problématique :

Au Maroc, la prévision des zones de réserve stratégique répond à une volonté de maîtrise de la croissance spatiale et du développement de nos villes.

Ces zones placées sous surveillance foncière sont destinées à recevoir les extensions futures des agglomérations, mais consistent également en des plateformes d’accueil pour recevoir des projets d’investissement d’envergure, susceptible de rehausser l’économie nationale et de promouvoir l’emploi.

Elles sont en général destinées à des grandes opérations d’urbanisme contrôlées par des opérateurs publics, mais elles peuvent également être ouvertes à l’urbanisation à travers un document d’urbanisme réglementaire.

Cependant, aujourd’hui après plus de vingt ans, très peu de ces zones ont été mises en valeur et hypothèquent par conséquence des assiettes foncières considérables. Elles constituent des vides urbains qui vont à l’encontre d’une bonne gestion de l’espace urbain, surtout face à la pénurie du foncier urbanisable..

Questionnements :

- Les logiques de programmation et de projection d’une zone RS ;

- Les difficultés et contraintes qui empêchent les zones RS de jouer leur rôle de fédérateur de développement et comment les dépasser ;

- La maîtrise du foncier est-elle une condition pour le développement d’une zone RS ;

- Quels seraient les moyens concrets de les rendre actives et opérationnelles et de supprimer l’image qu’elles reflètent d’un espace géographique statique et foyer même d’occupation non réglementaire ;

- L’adéquation de ce zonage à la réalité urbaine marocaine.

Attendus :

- Redéfinir la caractère stratégique de ces zones ;

- Dégager les conditions de leur adaptation à la réalité des villes ;

- Maîtriser les logiques d’interventions des acteurs concernés par les zones RS ;

- Définir les moyens de leur valorisation et les procédés de leur mise en œuvre ;

- Déterminer les partenaires potentiels susceptibles de participer à la mise en valeur des zones RS ;

- Redéfinir leur réglementation vers une plus grande réactivité par rapport aux aléas de la croissance urbaine.